Toi, tes potes, la zique, la société, les marques, l'actualité... bref tout ce qui te touche et tout ce qui te révolte."
Moi:
16 ans, terminale littéraire.
Enfin, 17 bientôt, dans un peu plus d'un mois en fait.
J'aime bien Elephant, 99F, les films de Tim Burton, l'effet papillon, Chicago, Orange mécanique...
Je suis accro aux séries du genre sex and the city, scrubs, grey's anatomy, how I met your mother, malcolm, the class, desperate housewives...
Niveau livres, j'adore Amelie Nothomb, EE Schmitt, JK Rowling...
Côté études, ça va. Je suis celle qui rend toujours 5 copies doubles de trop, celle qui donne toujours une réponse en trop, qui lève la main une fois de trop. Pour eux, pour lui.
Celle qui "s'en sortira de toute façon", c'est comme si ça m'était donné, d'entrée de jeu.
Travaille et tais toi. Ah bon, elle a une vie sociale?
Oui, elle en a une. Et elle, elle peut appeler ça une vie sociale. Parce sa vie sociale ne consiste pas à boire, balancer des choses sur le dos de ses amis, boire, baiser ses amis, boire, dire à ses amis qu'on ne les aime pas, boire, dire à ses amis qu'on les aime, et plus rien. Lassitude, néant, prise de conscience. Dépression ou prise en main.
Certes, sa vie sociale consiste à ça, en partie.
Quelques orgasmes à son actif, dont certains avec de parfaits inconnus, ou presque.
Aucune réelle déception amoureuse, car aucune réelle relation amoureuse. Ce n'est pas faute d'occasions. Mais quand on a le partenaire sans l'envie de construire quelque chose, et même sans l'envie d'être avec, à quoi bon s'accrocher...?
Alors, si, manque d'occasion. Manque de la bonne personne, et stupidité chronique qui vous la fait perdre lorsque vous savez que c'est elle.
Quelques cuites à son actif également, dont certaines qui ont provoqué les orgasmes cités précédemment. Pas tous, heureusement.
"Et Dieu inventa l'alcool pour que les moches aussi puissent baiser".
Je sais ce que vous pensez, c'est con. Mais non, définitivement non.
Niveau famille, des hauts et des bas. Beaucoup de bas depuis que je suis en primaire en fait.
Mais là, ça va mieux, depuis cette année. Va savoir pourquoi.
Peut être que plus je vais mal et plus ça va bien.
Peut être qu'au fond je ne vais pas mal, peut être que je change, c'est tout.
Mais je n'aime pas ça, je n'aime pas la personne que je deviens.
Je gomme certains défauts et j'attire de nouvelles personnes. Mais à force de les fréquenter j'en viens je crois à gommer également mes qualités. Peut être que certaines d'entre elles se présentaient comme des défauts, en apparence. Ca expliquerait pas mal de choses.
Bref. J'ai un petit frère, 12 ans, en 5eme.
Accro à l'ordi, enfin soit à habbo.fr, soit aux défis sur skyrock.com (22eme du top winner, sa plus grande fierté), à msn, aux pétards (pas à ceux qu'on fume, mais à ceux qu'on fait péter en chaîne en ne respectant absolument pas les précautions d'emploi...), aux sorties entre copains après le collège, aux pubs... J'aime bien ce mec. Ca me fait souvent chier de cohabiter avec, c'est tout.
Mes potes.
J'ai des amis de tous genres et tous horizons.
Des amis de collège avec qui j'ai gardé contact, d'autres rencontrés aux lycée, par des amis d'amis...
Chacun d'entre eux m'apporte quelque chose de spécial. Chaque personne d'ailleurs, amie ennemie ou inconnue m'pporte quelque chose de spécial.
Je pense que ceux qui m'aiment ou ceux qui restent avec moi le font parce que selon leurs propres termes, je ne les juge pas, je suis à l'écoute, et capable d'adopter différents points de vue lorsque j'essaye de les aider à trouver une solution. Je suis fidèle, et ils savent qu'ils peuvent compter sur moi à tout moment. Et ça me fait plaisir de savoir qu'ils pensent ça.
Je me disais tout à l'heure que mes amis ne doivent pas avoir des goûts et des ambitions identiques aux miens. Parce qu'une personne que l'on aime est avant tout une personne que l'on admire: si on jalouse cette personne d'avoir mieux réussi que nous dans un domaine ou nous étions certains d'avoir plus de possibilités, alors involontairement on en viendra a un certain mépris de cette personne d'où une aténuation de l'amour qu'on éprouve à son égard.
La zique. *Genre nous à skyrock on est des d'jeuns tu vois.*
J'écoute de tout. Je sais que c'est niais de dire ça.
J'aime beaucoup les red hot chli peppers, mika, sum41, radiohead, the cure, kill the young, mago de oz, elisa tovati, cali, je suis une ex fan de Britney, j'aime aussi the fray, Beethoven, Tchaïkovski...
La société.
Je ne m'atendrai pas là dessus ici parce que sur le coup... "que penses tu de la société?"
Ben...
Voila quoi.
Pour faire court je dirais bien "c'est de la merde" mais c'est faux.
Notre société c'est nous qui la créons, alors à moins que nous ne soyons qu'un immense tas de merde de plusieurs milliards d'habitants, ce résumé me paraît peut réaliste. Quoique...
[Les marques]
L'actu
En ce moment, ce qui m'interpelle c'est le drame Birman, la répression exercée là bas contre les moines et les autres manifestants pacifistes qui demandent la démocratie. L'autre fois je regardais 66 minutes et j'ai été bouleversée par une phrase. Dans leur reportage, ils disaient que de nombreuses personnes ont été faites prisonnières et emmenées on ne sait pas où. que pour l'instant on n'aurait que des échos comme quoi des tortures et exécutions gratuites étaient pratiquées là où on les emmenait. C'est tout.
Et moi ça m'a frappé. Parce que c'est exactement ce qui se disait en période de nazisme, lorsque juifs et tziganes étaient envoyées dans les camps de concentration, et dans les camps de la mort. Ce n'est que lors de la découverte des camps et donc du système de la solution finale mis en place par Hitler que les populations ont répondu "Nous savions qu'on les emmenait. Mais jamais on n'aurait imaginé qu'ils subissaient pareil sort!"
C'est exactement la même chose ici. Exactement.
Et les autres états ont parfaitement les moyens d'arréter cet engrenage.
Mais à quoi bon? N'est-ce pas?
Je ne peux pas supporter d'entendre le journaliste annoncer ça de façon nonchalante au beau milieu de son reportage, et me dire "Ah, tiens. C'est dommage pour ceux qui ont été attrapés. Espérons qu'il n'y aura pas trop de morts...!"
Non, je ne peux pas. Mais je dois.
Parce que ce n'est pas moi qui ferai bouger les choses.
D'abord parce que je n'en ai pas les possibilités.
Ensuite parce que je n'en ai pas le courage.
